Financeur : Agence Nationale de la Recherche

Montant total : 628 993€

Période : fin 2018 à fin 2022

Partenaires du projet : UMR RiverLy, Artelia Eau & Environnement, Cerema, UMR G-EAU, Lagam, UMR Icube, UMR LMFA, KICT, Université de Liège (Belgique)

Objectifs principaux :

Bien que les inondations urbaines aient été fortement étudiées, les écoulements se produisant entre les rues et les bâtiments sont peu documentés au laboratoire et sur le terrain. Le projet DEUFI doit combler cette lacune en se focalisant sur les processus hydrauliques déterminant l’aléa à l’intérieur et autour des bâtiments et en évaluant comment cette connaissance pourra être utile pour estimer et réduire les dommages et victimes.

Trois échelles sont étudiées sur le plan hydrodynamique :

  • la façade qui inclut : une ou plusieurs ouvertures (telles que portes, fenêtres,…). A l’échelle de la façade, le calcul de l’écoulement à travers les ouvertures est détaillée car c’est la première étape pour estimer l’influence de ces échanges.
  • le bloc (zone bâtie entourée de rues et incluant un ou plusieurs bâtiments). A l’échelle du bloc, la différence entre aléa d’inondation dedans et dehors est mise en avant particulièrement pour l’estimation des dommages mais l’ouverture crée aussi une perturbation dans l’aléa pour les rues avoisinantes ce qui peut être important pour la sécurité
  • le quartier (qui inclut plusieurs rues et blocs). A l’échelle du quartier, la propagation de la crue et l’incertitude à cause des échanges mais aussi des autres causes sont étudiées. La stratégie pour la gestion de l’inondation est effectuée à partir des résultats à cette échelle.

Le projet DEUFI est structuré en trois taches principales (WP) combinant les aspects hydrauliques, économiques et sociologique.

  1. Des expériences en laboratoire (WP1) : le WP1 rassemble trois jeux d’expériences en laboratoire sur des plateformes dédiées à l’étude des chemins de l’eau aux trois échelles respectivement, de la façade, du bâtiment et du quartier
  2. Des cas de terrain (WP2) : le WP2 se focalise sur deux cas de terrain dans le but d’appliquer les méthodes développées sur des configurations réelles qui sont différentes par l’environnement géographique (origine des inondations, pentes, etc). Le WP2 regroupe le développement d’outils (logiciels, bases de données, …) dans le but d’évaluer la pertinence des résultats pour les porteurs d’enjeux locaux
  3. Des modèles hydrodynamiques (WP3) : le WP3 développe des modèles hydrodynamiques qui permettent de passer de l’échelle du laboratoire à l’échelle du terrain, les valide face aux résultats du WP1 et compare leur efficacité pour produire des résultats sur les cas de terrain utiles.

Résultats :

Le projet DEUFI débouchera sur des méthodes de simulation des inondations urbaines pouvant :

  • Estimer les écoulements entrants dans les zones bâties
  • Evaluer la répartition spatiale de l’exposition humaine et des dommages matériels
  • Proposer des recommandations de bonnes pratiques en lien avec la perception des citoyens et leur attitude pendant des inondations extrêmes de courtes durée.

Intérêt / lien avec so-ii :

  • Un protocole d’observation des ouvertures en milieu dense, développé par le Cerema, doit être testé sur le quartier Richelieu de la ville de Nîmes. Si les tests sont concluants, une adpatation sera envisagée pour enrichir les méthodes utilisées dans le cadre de la tâche d’observation Adaptation du bâti
  • Un travail d’amélioration de l’outil de modélisation floodam.building est engagé pour tenir compte des scénarios d’inondation au sein des bâtiments. Ces améliorations permettront d’affiner la caractérisation de la vulnérabilité dans le cadre de la Tâche d’Observation Réseau d’Observateurs des Impacts des inondations.